de Ana Clavell et James Glenn Dudelson
(USA)
avec
Stephanie Pettee, Roy Abramsohn, A.J. Bowen, Camille Lacey, Ryan Carty, Emmet
McGuire, Bo Kresic
Au début des années 90, George Romero travaillait sur un projet de troisième Creepshow qui ne vit malheureusement jamais le jour. Fidèle à ses habitudes, le réalisateur de La Nuit des Morts-Vivants aurait laissé une place de choix aux zombies et à la satire sociale. Le projet resta donc dans les tiroirs pendant de longues années jusqu’à ce que la firme Taurus Entertainment ne rachète la licence en même temps que celle de Day of the Dead. Tout espoir s’évapora lorsque les fans découvrirent Le Jour des Morts-Vivants 2 : Contagium qu’Anna Clavel et James Glenn Dudelson réalisèrent pour Taurus. Bâclé, peu respectueux du travail de Romero, ce « direct to vidéo » distribué en 2005 n’a aucun attrait. Hélas, le traitement réservé à Creepshow 3 est encore pire. Fort heureusement, ni Stephen King ni George Romero ne sont mentionnés au générique de cette séquelle illégitime.
Au début des années 90, George Romero travaillait sur un projet de troisième Creepshow qui ne vit malheureusement jamais le jour. Fidèle à ses habitudes, le réalisateur de La Nuit des Morts-Vivants aurait laissé une place de choix aux zombies et à la satire sociale. Le projet resta donc dans les tiroirs pendant de longues années jusqu’à ce que la firme Taurus Entertainment ne rachète la licence en même temps que celle de Day of the Dead. Tout espoir s’évapora lorsque les fans découvrirent Le Jour des Morts-Vivants 2 : Contagium qu’Anna Clavel et James Glenn Dudelson réalisèrent pour Taurus. Bâclé, peu respectueux du travail de Romero, ce « direct to vidéo » distribué en 2005 n’a aucun attrait. Hélas, le traitement réservé à Creepshow 3 est encore pire. Fort heureusement, ni Stephen King ni George Romero ne sont mentionnés au générique de cette séquelle illégitime.
Dès le prologue – une
sorte de dessin animé hideux bricolé sur ordinateur – le ton est donné. Ecrits
et réalisés en dépit du bon sens, cinq sketches s’enchaînent en flirtant
évasivement avec le fantastique, l’horreur et la science-fiction. Dans le
premier, une lycéenne découvre les effets secondaires d’une télécommande
universelle achetée par son père, qui transforme tour à tour les membres de sa
famille en Afro-américains et en Latinos (avec force clichés d’un racisme
aberrant), puis provoque la décomposition avancée de son propre corps. Dans le
second, un agent de sécurité vivant dans un appartement décrépit, au milieu
d’un quartier où règnent ivrognes, mendiants et prostituées, achète une vieille
radio qui lui parle avec une voix langoureuse et le pousse à commettre des
actes aux lourdes conséquences.
Le troisième met en scène une prostituée/tueuse
en série (surnommée par la presse « The Call Girl Killer ») qui
assassine l’un de ses clients, lequel ressuscite sous forme de démon à la
bouche démesurée pleine de dents acérées (celui qu’on voit sur le poster du
film) et la tue à son tour. Dans le quatrième, un vieux scientifique
excentrique présente à deux de ses anciens étudiants sa future épouse, une
jeune femme qu’ils soupçonnent d’être un robot et qu’ils vont découper en
morceaux pour vérifier leur théorie. L’ultime sketch, interminable, s’intéresse
à un médecin antipathique et laxiste hanté par le fantôme d’un SDF mort par sa
faute.
Ces cinq histoires sont liées entre elles par des personnages, des lieux
et des événements communs. Au fil du film, nous revoyons donc certaines scènes
sous des angles différents et selon une chronologie nouvelle. C’est le seul –
bien maigre – intérêt de ce troisième Creepshow à oublier toutes affaires cessantes, malgré quelques amusants maquillages
spéciaux concoctés par Greg McDougall, déjà à l’œuvre sur Le Jour des Morts-Vivants 2 mais aussi sur quelques blockbusters
comme Doom, Le Monde de Narnia et La Guerre des Mondes.
© Gilles Penso
Thema: TELEVISION, OBJETS VIVANTS, TUEURS, DIABLES ET DÉMONS, FANTÔMES

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