2002 - CARRIE

Carrie

de David Carson (USA)
avec Angela Bettis, Patricia Clarkson, Rena Sofer, Kandyse McClure, Emilie de Ravin, Tobias Mehler, Meghan Black

Avec Shining : les couloirs de la peur, Mick Garris avait prouvé qu’une adaptation cinématographique prestigieuse de l’œuvre de Stephen King n’empêchait pas la mise en chantier d’une autre version destinée au petit écran. Suivant cette voie, David Carson, réalisateur d’épisodes de Star Trek : la Nouvelle Génération , s’attaque à une adaptation très fidèle du roman « Carrie ». Si la trame reste proche de celle du film de Brian de Palma, deux ajouts importants sont à noter. Le premier est la narration en flash-back, s’appuyant sur le témoignage face aux policiers de Sue Snell (Kandyse McClure) et d’autres survivants du massacre. Le second est la pluie de météorites qu’on aperçoit furtivement pendant le générique et qu’on revoit de manière beaucoup plus spectaculaire au moment d’un flash-back racontant un épisode de l’enfance de Carrie. 

La meilleure trouvaille de ce téléfilm reste l’attribution du rôle principal à Angela Bettis, qui se révélait la même année dans le glaçant May de Lucky McKee. Avec une sensibilité à fleur de peau, elle incarne à merveille cette jeune fille inadaptée, asociale, à la limite de la sociopathie, qui s’ouvre peu à peu au monde et révèle pendant la scène du bal une beauté qui reste fragile et timide. Son jeu corporel est étonnant. Ses regards, sa démarche et sa gestuelle la rendent à la fois touchante et inquiétante. Au cours d’une séquence mémorable, elle attend nerveusement son cavalier chez elle, dans sa robe de soirée, en faisant les cent pas pendant que tous le mobilier du salon est en lévitation autour d’elle. Au-delà de l’effet presque comique de cette situation, David Carson utilise intelligemment l’environnement physique de Carrie pour traduire son état mental. 

Mais il faut avouer que sa mise en scène n’est pas toujours aussi inspirée et demeure la plupart du temps très académique. Le suspense autour du seau de sang, par exemple, est étiré plus que de raison – avec même une espèce de faux rebondissement qui ne se situe que dans la tête de Carrie. La tension fonctionne au début, mais finit par perdre de son efficacité et de son réalisme, amenuisant du coup l’impact prévu. La catastrophe elle-même est interminable, d’autant que la musique choisie pour cette scène ne fonctionne pas. Dommage, car le reste du temps les expérimentations musicales de Laura Karpman (la série Taken) sont plutôt intéressantes, à contre-courant du travail symphonique de Pino Donaggio chez De Palma. 

Le casting est la force principale de cette relecture de « Carrie », et les confrontations entre la jeune fille et sa mère (Patricia Clarkson) sont glaçantes. Le seul bémol, à ce titre, est le personnage de Sue Snell, exagérément détendue et sûre d’elle pendant son interrogatoire. Les événements ne semblent guère l’avoir traumatisée, et son comportement reste assez incompréhensible tout au long du film. C’est notamment vrai au moment de l’épilogue qui part un peu dans tous les sens, multiplie les rebondissements absurdes et détruit tout l’édifice que David Carson s’était efforcé de construire 2h15 durant. Cette version de Carrie reste malgré tout à cent coudées au-dessus du médiocre Carrie 2 de Kate Shea.

© Gilles Penso
Thema: POUVOIRS PARANORMAUX

1968 - CHITTY CHITTY BANG BANG

Chitty Chitty Bang Bang

de Ken Hughes (Grande-Bretagne)
Avec Dick Van Dyke, Sally Ann Howes, Lionel Jeffries, Gert Fröbe, Anna Quayle, Benny Hill, James Robertson Justice

Chitty Chitty Bang Bang : derrière ce titre étrange se cache une voiture incroyable qui roule, vole grâce à des ailes dépliées et des hélices, et navigue même en mer, invention que le professeur Caractacus Potts (Dick Van Dyke, héros de Mary Poppins) vient de mettre au point. Même si elle semble annoncer Un Amour de Coccinelle, cette comédie musicale fantastique n’est pas produite par Walt Disney mais par Albert R. Broccoli, le père de la série des James Bond. Le film est d’ailleurs tiré d’un roman de Ian Fleming, l’écrivain qui donna naissance en 1952 à l’agent 007. Ce n’est pas le seul point commun entre ce conte imaginatif et la saga de l’agent secret britannique. Gert Froebe et Desmond Llewelyn, interprètes respectifs de Goldfinger et de Q, sont ici de la partie, tout comme le talentueux chef décorateur Ken Adam et le génial créateur d’effets spéciaux John Stears. 
Pour autant, Chitty Chitty Bang Bang n’a pas les allures d’un James Bond pour enfants mais plutôt d’une féerie délicieusement kitsch et colorée, dont certaines séquences, notamment la visite dans une usine de bonbons, évoquent beaucoup Charlie et la Chocolaterie. Ce n’est pas tout à fait un hasard, dans la mesure où le romancier Roald Dahl participa à l’écriture du scénario. Dès son générique, le film de Ken Hugues annonce son budget colossal (estimé à dix millions de dollars, une somme considérable à l’époque). Les trois courses automobiles à travers le monde auxquelles nous assistons, emplies de véhicules hétéroclites, de décors colossaux et d’imposante figuration costumée, ont bien dû coûter à elles seules le prix de deux ou trois longs-métrages de série B. 
Gagnante de toutes les compétitions, une vénérable voiture de course finit ses jours dans un incendie après avoir raté un virage et sa carcasse échoue chez un ferrailleur. Ce sont les enfants de l’inventeur Potts qui le convainquent d’en faire l’acquisition pour la retaper. Quelques jours plus tard, le véhicule est flambant neuf et la petite famille part se prélasser à la plage, en compagnie de la séduisante Truly Scrumptious (Sally Ann Howes) qui n’est pas insensible au charme excentrique de Caractacus. Celui-ci invente alors une histoire extravagante au cours de laquelle des pirates tentent de s’emparer de la voiture, soudain dotée de la capacité de voguer et de voler. Nos protagonistes se retrouvent ainsi propulsés dans un royaume bulgare où tous les enfants sont contraints de se cacher dans les souterrains de la ville… 

Chitty Chitty Bang Bang est un émerveillement constant, orné d’images follement poétiques servies par de jolis trucages visuels, notamment la voiture qui vole dans le ciel étoilé ou le ballon dirigeable qui survole le château médiéval. Habitués aux films Disney (notamment l’excellent Livre de la Jungle sorti un an plus tôt sur les écrans), les compositeurs Richard et Robert Sherman ont concocté pour Chitty Chitty Bang Bang des chansons un peu moins inspirées qu’à leur habitude, malgré un numéro musical extraordinaire digne de Gene Kelly au milieu d’une fête foraine. Succès colossal, le film entra dans la légende et donna naissance sur scène à un spectacle musical très populaire.
© Gilles Penso
Thema: CONTE

2017 - LA MOMIE

The Mummy

d’Alex Kurtzman (USA)
avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Courtney B. Vance, Marwan Kenzari, Russel Crowe, Annabelle Wallis, Jake Johnson

Le succès inespéré du studio Marvel devait forcément faire des émules. Face à la profusion de films de super-héros inspirés des comics de Stan Lee, les dirigeants du studio Universal décidèrent d’adopter un principe similaire. Après tout, les « Universal Monsters » des années 30 et 40 ne furent-ils pas les pionniers dans l’exercice du crossover et du spin-off ? A cette époque, Dracula, le Monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la Momie s’entrecroisaient régulièrement et partageaient souvent la même affiche. Pourquoi ne pas reproduire ce procédé dans un univers contemporain ? L’idée pouvait se défendre, et Dracula Untold, réalisé en 2014 par Gary Shore, aurait dû inaugurer ce cycle. Mais c’est un faux départ, dans la mesure où le film n’attire pas les foules. 

Universal tente sa chance une seconde fois avec La Momie, espérant enfin lancer son « Dark Universe ». Malgré ce que laissait imaginer la bande-annonce du film, cette Momie a le mérite de s’éloigner de la version de Stephen Sommers pour tenter d’établir son propre style, du moins dans un premier temps. Mais l’humour poussif, les dialogues idiots et l’absence généralisée de finesse jouent d’emblée en sa défaveur. Tom Cruise y incarne un mercenaire spécialisé dans la chasse aux trésors, un voyou sympathique auquel on ne croit pas beaucoup tant l’archétype l’emporte sur la crédibilité. On se perd d’ailleurs en conjectures sur le choix qui l’a poussé à jouer dans ce film, dans la mesure où Cruise sélectionne habituellement avec beaucoup de minutie chacun de ses rôles. Sans doute espérait-il participer activement à une franchise promise à un grand succès. 

Il faut reconnaître que la première heure du métrage enchaîne quelques scènes réussies, notamment l’impressionnante résurrection de la momie. On y sent d’ailleurs l’influence du cinéma d’horreur des années 80. Comment ne pas penser au Loup-Garou de Londres lorsque Tom Cruise est régulièrement hanté par les visites de son ami mort, ou à Lifeforce quand la momie aspire la vie de ses victimes pour les muer en morts-vivants exsangues ? Certes, c’est du gore propre et sans éclaboussures, mais qui s’adonne tout de même à certains excès. Les corps y sont coupés en deux, les têtes tranchées ou écrasées. Mais bien vite, le studio impose de nombreux éléments conçus pour intégrer ce film dans une saga, et La Momie se transforme dès lors en une sorte de pilote maladroit d’une future série enchaînant artificiellement les effets d’annonce. 

Sans aucune conviction, Russell Crowe incarne donc le docteur Henry Jekyll, à la tête du centre de recherches ultra-secret Prodigium qui a pour mission d’étudier les monstres et d’annihiler les plus dangereux. Pour flatter les fans et leur donner envie de voir la suite, quelques indices annoncent les futurs films de la saga : un crâne de vampire par ci, une patte de l’étrange créature du lac noir par là… Poussif, embarrassant, La Momie perd alors tout attrait et tombe dans le piège jusqu’alors évité : l’imitation du film homonyme de 1999. Tout y est, de la tempête de sable anthropomorphe à l’armée de momies se dressant contre le héros, jusqu’à un climax absurde qui s’ouvre vers une séquelle que tout le monde attendra avec beaucoup de patience.



© Gilles Penso
Thema: MOMIES

1999 - LA LIGNE VERTE

The Green Mile

De Frank Darabont (USA)
Avec Tom Hanks, David Morse, Bonnie Hunt, Michael Clarke Duncan, Harry Dean Stanton

Conçu à l’origine par Stephen King comme un roman-feuilleton dans l’esprit de ceux qu’écrivait Charles Dickens, le récit « La Ligne Verte » paraît chez l’éditeur Librio en six épisodes entre mars et août 1996, avant d’être réédité en un seul volume. Il s’agit d’une charge manifeste contre la peine capitale, racontée à la première personne par un gardien de prison accompagnant les derniers pas des condamnés à mort jusqu’à « la Veuve Courant », autrement dit la chaise électrique. « Quand je repense à tout ça, la Veuve Courant me paraît être le produit d’une telle perversité, l’expression macabre d’une telle folie », dit le narrateur. « Nous sommes fragiles comme du verre soufflé, même dans les meilleures conditions. Se tuer les uns les autres par le gaz ou l’électricité et de sang froid ? La démence ! L’horreur ! » 

Le thème ne pouvait que séduire le cinéaste Frank Darabont, qui avait déjà intégré des réflexions personnelles sur la peine de mort dans son court-métrage The Woman in the Room inspiré de la nouvelle « Chambre 312 ». Il hésite pourtant, de peur de se répéter après avoir déjà abordé l’univers carcéral et l’univers de Stephen King dans Les Evadés, mais il finit par se laisser séduire par le potentiel du roman. D’autant que, contrairement à « Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank », « La Ligne Verte » comporte plusieurs éléments purement fantastiques. Paul Edgecomb (Tom Hanks), pensionnaire centenaire d'une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s'efforçant d'adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouve un colosse du nom de John Coffey (Michael Clarke Duncan), accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb tisse avec lui des liens très forts… 

L’interprétation de Michael Clarke Duncan est particulièrement touchante, sa stature déjà impressionnante étant amplifiée par des effets de mise en scène habiles qui lui donnent les allures d’un véritable géant. Ce colosse au pied d’argile et au cœur d’enfant illumine de sa présence un film par ailleurs trop long, trop instable, trop indécis quant à ses enjeux et ses thématiques. En effet, le surnaturel s’invite artificiellement dans une intrigue par ailleurs très réaliste, et les exactions du gardien sadique interprété par Doug Hutchison semblent juxtaposées à l’histoire sans réellement l’enrichir. C'est la preuve manifeste que les éléments décrits sur papier ne passent pas toujours bien le cap d’une transposition à l’écran sans être fondamentalement réinterprétés. 

La Ligne Verte est donc un film inégal, témoin des hésitations premières de Darabont lors de la genèse du projet, mais il faut avouer que ce film est servi par un casting de premier ordre et par une mise en scène d’une élégance et d’une sensibilité indiscutables. Du coup, même dans les moments les plus déséquilibrés du film, Darabont et ses comédiens parviennent à faire vibrer notre corde sensible et à nous émouvoir presque miraculeusement.

© Gilles Penso
Thema: POUVOIRS PARANORMAUX

1965 - LA DÉESSE DE FEU

She

de Robert Day (Grande-Bretagne)
avec Ursula Andress, Peter Cushing, John Richardson, Andre Morell, Rosenda Monteros, Christopher Lee, Bernard Cribbins

Soucieuse de varier les plaisirs après le succès de ses adaptations de DraculaFrankenstein et consorts, la compagnie britannique Hammer s’est laissée influencer par la vogue des péplums inondant les écrans du monde entier dans les années 60, et inaugura avec La Déesse de Feu une petite série de longs-métrages d’aventures exotico-fantastiques. Le roman qui sert de base au scénario, le fameux « She » de H. Rider Haggard, avait déjà été maintes fois adapté à l’écran, dès Méliès en 1898, mais cette version est la première à bénéficier de la couleur et du format Cinemascope. Ce qui n’empêche guère, hélas, La Déesse de Feu de mettre la pédale douce sur l’aspect spectaculaire et dépaysant du récit, les budgets n’ayant visiblement guère augmenté depuis la période où tous les films de la Hammer étaient tournés dans de modestes studios. 

L’intrigue s’amorce en Palestine, en 1918. Démobilisés par l’armée, Leo Vincey (John Richardson) et Hollis L. Holly (Peter Cushing) échouent en compagnie du valet Job (Bernard Cribbins) dans un cabaret oriental qu’on croirait échappé d’un James Bond. Les fans du grand Peter Cushing pourront ainsi admirer leur idole en train de s’adonner à une danse du ventre effrénée, ce qui n’est pas banal ! Tombant dans un traquenard, Leo est enlevé par des hommes qui le mènent à Ayesha, une splendide jeune femme interprétée par Ursula Andress. Révélée trois ans plus tôt dans l’inoubliable James Bond contre Docteur No, la belle suissesse trouve ici l’un de ses rôles les plus marquants, et s’avère d’ailleurs être l’un des seuls attraits d’un film manquant par ailleurs de fantaisie et d’emphase. 

Reconnaissant en Leo la réincarnation de l’homme qu’elle aimait jadis, elle lui confie une bague et une carte, et lui demande de traverser le désert pour venir la retrouver dans la cité perdue de Kuma. Séduit et curieux, Leo accepte de se prêter au jeu et se lance dans la périlleuse expédition, en compagnie de ses deux fidèles amis. Parvenant enfin à la cité de Kuma (dont l’entrée est une gigantesque statue, l’une des visions les plus impressionnantes du film, servie par un trucage optique très réussi), les trois Occidentaux découvrent qu’Ayesha est une tyrannique souveraine, régnant sur des esclaves à qui elle impose un régime de terreur, et servie par un fourbe conseiller nommé Billali (l’incontournable Christopher Lee). 

Âgée de 2000 ans, elle doit son immuable jeunesse à la Flamme de la Vie Eternelle qui permet à ceux qui s’y plongent de connaître les joies de l’immortalité. Malgré les protestations de ses compagnons, Leo accepte de partager le trône d’Ayesha et de se plonger dans la flamme. Le dilemme qui préside à cette décision est probablement l’un des éléments scénaristiques les plus forts du film, poussant les protagonistes à  mesurer les conséquences d’une vie éternelle. Ce questionnement mis à part, La Déesse de Feu reste un spectacle distrayant mais quelque peu anecdotique. L’année suivante, John Richardson partagera l’affiche d’une autre aventure exotique de la Hammer, le fameux Un Million d’Années Avant JC, aux côtés cette fois ci de la belle Raquel Welch.

© Gilles Penso

GRAND SONDAGE JAMES BOND : LES RÉPONSES !

Chers Bondophiles, voici les réponses de notre grand sondage consacré à l'agent 007 !

1 - Quel est le roman de James Bond que vous préférez ?
C'est CASINO ROYALE qui sort grand vainqueur, suivi en seconde position de AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE.


2 - Quels sont vos cinq films favoris de la série ?
Le film qui a recueilli le plus de suffrages est CASINO ROYALE, suivi de près par L'ESPION QUI M'AIMAIT et OPERATION TONNERRE (ex-aequo), puis par BONS BAISERS DE RUSSIE, GOLDFINGER et AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE.


3 - Quels sont les cinq films de la série que vous aimez le moins ?
Il s'agit à égalité de MEURS UN AUTRE JOUR et QUANTUM OF SOLACE. LE MONDE NE SUFFIT PAS n'est pas loin derrière, suivi par L'HOMME AU PISTOLET D'OR, MOONRAKER, JAMAIS PLUS JAMAIS et DEMAIN NE MEURT JAMAIS.


4 - Quel est selon vous le meilleur interprète de James Bond ?
C'est SEAN CONNERY, haut la main. Les deux autres noms les plus cités sont DANIEL CRAIG et GEORGE LAZENBY.


5 - Quelle est votre James Bond Girl préférée ?
Impossible de départager DIANA RIGG et BARBARA BACH. En troisième position arrive EVA GREEN.


6 - Quel est le méchant que vous préférez ?
C'est BLOFELD incarné par DONALD PLEASENCE, talonné par AURIC GOLDFINGER.


7 - Quelle est votre chanson favorite ?
GOLDENEYE par Tina Turner, puis en seconde position NOBODY DOES IT BETTER par Carly Simon.


8 - Quelle est la chanson que vous aimez le moins ?
Il y a égalité en ce domaine entre TOMORROW NEVER DIES par Sheryl Crow et ANOTHER WAY TO DIE par Jake White et Alica Keys.


9 - Quelle est votre bande originale (hors chanson) préférée de la saga ?
Majorité écrasante et incontestable pour AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE par John Barry.


10 - Quelle est la bande originale (hors chanson) que vous aimez le moins ?
C'est GOLDENEYE par Eric Serra pour la majorité d'entre vous. JAMES BOND CONTRE DOCTEUR NO (Monty Norman) et JAMAIS PLUS JAMAIS (Michel Legrand) arrivent ensuite.


11 - Quelle est selon vous la meilleure séquence prégénérique ?
La poursuite à ski de L'ESPION QUI M'AIMAIT, suivie de près par la poursuite acrobatique de CASINO ROYALE et le combat vertigineux de QUANTUM OF SOLACE.


12 - Quel est votre générique favori ?
DANGEREUSEMENT VÔTRE et GOLDENEYE ex-aequo.


13 - Quelle est la cascade que vous préférez ?
Match très serré dans cette catégorie. Le saut de la voiture de L'HOMME AU PISTOLET D'OR l'emporte, suivi de très très près par la poursuite à ski de AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE et la poursuite façon Yamakazi de CASINO ROYALE (déjà citée par ailleurs dans la catégorie prégénérique).


14 - Quelle est la voiture que vous préférez ?
L'Aston Martin DB5 de GOLDFINGER. Toutes les autres Aston Martin ont été citées, ainsi que la Lotus Esprit amphibie de L'ESPION QUI M'AIMAIT.


15 - Quel est votre gadget favori ?
Coup de cœur pour le pistolet d'or de Scaramanga, même si l'Aston Martin DB5 a aussi été citée ici.


16 - Quel est le premier film de la série que vous avez vu ?
JAMES BOND CONTRE DOCTEUR NO, le premier de la série officielle justement.


17 - Quel est le poster de James Bond que vous préférez ?
C'est celui de TUER N'EST PAS JOUER qui l'emporte. RIEN QUE POUR VOS YEUX arrive en seconde position.


Merci à tous pour votre participation !

1999 - CARRIE 2 : LA HAINE

The Rage : Carrie 2

de Katt Shea (USA)
avec Emily Bergl, Jason London, Amy Irving, J. Smith-Cameron, Dylan Bruno, Zachery Ty Bryan, Chalotte Ayanna, Justin Ulrich

Développée en 1993, l’idée d’une suite de Carrie mit beaucoup de temps à se concrétiser, changeant à plusieurs reprises de scénario et d’équipe pour finalement échouer en 1998 entre les mains de la réalisatrice Katt Shea. Le titre Carrie 2 s’avère un tantinet mensonger dans la mesure où il n’y a aucune Carrie dans le film, si l’on excepte quelques flash-backs empruntés au classique de Brian de Palma dont ce petit slasher mal fagoté constitue une sorte de remake/séquelle tout à fait facultatif. 

Ici, l’héroïne se prénomme Rachel. Elle se situe un peu en marge par rapport aux jeunes filles de son âge, mais il faut dire qu’elle a de sérieux antécédents : son père s’est enfui alors qu’elle était haute comme trois pommes, sa mère s’est muée en bigote fanatique (comme celle de Carrie) avant d’être internée dans une institution psychiatrique, ses parents adoptifs lui mènent la vie dure, et pour couronner le tout sa meilleure amie se suicide pour un chagrin d’amour mal digéré. Chaque fois que Rachel connaît une émotion trop forte, elle a la capacité de déplacer les objets à distance. Ce phénomène intrigue beaucoup la psychothérapeute du lycée (Amy Irving, seule survivante du casting du film de De Palma), car Rachel lui rappelle beaucoup Carrie, et elle craint que les destins des deux jeunes filles ne se ressemblent. Elle ne croit pas si bien dire, d’autant que, ô surprise, Rachel s’avère être la demi-sœur de Carrie. Toutes deux auraient donc hérité leur pouvoir paranormal du même père. 

Voilà une coïncidence bien pratique pour le scénariste  Rafael Moreu (auteur du script de Hackers de Iain Softley). Ce dernier ne se creuse d’ailleurs guère la tête et se contente dès lors de recopier scolairement la structure du film précédent. Les camarades de lycée de Rachel se mettent à la détester et l’invitent à une grande fête pour mieux pouvoir l’humilier, tout en se servant d’un gentil garçon qui, lui, n’est au courant de rien et ne veut que le bien de la jeune fille. Et ce qui devait arriver arrive forcément : Rachel est ridiculisée devant tout le monde (sauf qu’au lieu du traumatisant seau de sang nous avons droit à un banal film vidéo compromettant), et elle se venge en fermant toutes les portes de la grande salle à distance, puis en provoquant un incendie, et enfin en assassinant tout ce beau monde d’un seul regard. 

Si l’humiliation de la jeune fille manque singulièrement de panache, les morts violentes s’avèrent pour leur part très explicites : un couple dont les deux crânes sont transpercés ensemble par un tisonnier, des CD qui volent comme des frisbees et égorgent ceux qui se trouvent à leur portée, un garçon émasculé par un harpon, une fille dont les verres des lunettes explosent en lui crevant les yeux… Bref, c’est le défouloir (orchestré par la maquilleuse spéciale Bari Dreiband-Burman), mais l’intensité du film n’augmente pas pour autant. Et même si l’étonnante Emily Bergl tire son épingle du jeu dans le rôle de Rachel, comment oublier la fragilité si émouvante de Sissi Spacek ? Produit pour 20 millions de dollars, Carrie 2 en rapporta à peine 18 et sombra rapidement dans un oubli mérité.

© Gilles Penso
Thema: POUVOIRS PARANORMAUX