Lorsque Sean Connery accepte de revenir incarner une dernière fois – du moins « officiellement » - l’agent 007 dans Les Diamants sont éternels en 1971, John Barry se remet aussitôt au travail sur la bande originale. L’envoûtante chanson qu'il compose à cette occasion marque ses retrouvailles avec le parolier Don Black (Opération Tonnerre) et la chanteuse Shirley Bassey (Goldfinger).
Toujours avide
d’expérimentations, Barry utilise un orgue électronique Yamaha pour obtenir une
sonorité brillante qui évoque les diamants, et l’utilise sur les huit notes en
boucle qui introduisent la chanson. Celle-ci est déclinée tout au long du film,
notamment sous forme de « love thèmes » suaves qui semblent cligner
de l’œil vers les musiques jazz d’Henry Mancini. Le morceau « Tiffany
Case » rend d'ailleurs ouvertement hommage à la bande originale
de Diamants sur Canapé.
Barry mêle aussi habilement les huit notes de « Diamonds are Forever » avec la ligne de basse du « James Bond Theme » au cours d’un morceau étonnant où la guitare électrique et l’orgue s’entremêlent, bientôt rejoints par les flûtes et les cuivres.
On note également une nouvelle
incursion dans la science-fiction le temps d’une marche spatiale qui accompagne
le déploiement du satellite que Blofeld compte utiliser pour le muer en arme
redoutable. Aujourd’hui, la B.O. des Diamants sont éternels est considérée comme l’un des must de la période
Connery/Barry.
© Gilles Penso




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Laissez votre commentaire ici