1988 - WAXWORK



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de Anthony Hickox (USA)
Avec Zach Galligan, Deborah Foreman, Michelle Johnson, Dana Ashbrook, Miles o’Keeffe, David Warner, Patrick Macnee

Ephémère coqueluche du cinéma fantastique des années 80 depuis sa prestation dans Gremlins, Zach Galligan tient la vedette de ce curieux Waxwork, écrit et réalisé par Anthony Hickox. Puisant son idée de base chez L’Homme au Masque de Cire, Waxwork est un film patchwork qui rend un hommage apparemment sincère aux grands mythes du cinéma d’épouvante. Hélas, ces bonnes intentions sont gâchées par un regrettable laxisme scénaristique et par une direction artistique franchement déficiente. Galligan interprète Mark Loftmore, un étudiant paresseux issu d’une famille aristocratique et richissime, qui se retrouve invité à minuit, en compagnie de trois de ses amis, pour inaugurer un musée de cire situé à deux pas du campus. 

A l’intérieur, des tableaux macabres mettent en scène les dix-huit êtres les plus maléfiques que la Terre ait jamais porté. Les personnages sont d’un saisissant réalisme (et pour cause, ils sont joués par de véritables comédiens comme dans le Masques de Cire de Michael Curtiz), mais il y a bien plus étrange : lorsqu’un des visiteurs franchit par mégarde le cordon de sécurité, il pénètre dans une dimension parallèle et se retrouve face à la créature du tableau. Waxwork prend dès lors les allures d’un film à sketches, chaque incursion dans l’un des tableaux fonctionnant comme un court-métrage quasi-autonome. Tout commence avec la mésaventure de Tony (Dana Ashbrook), soudain propulsé dans une forêt étrange une nuit de pleine lune, et confronté à un loup-garou interprété par John Rhys-Davies. Seconde victime, la belle China (Michelle Johnson) participe à un repas de vampires ordonnancé par le comte Dracula en personne (Miles O’Keefe). 

Enquêtant sur la disparition des deux lycéens, un policier se trouve à son tour confronté au maléfice, en l’occurrence à une momie particulièrement virulente. Quant à notre héros Mark, il se retrouve dans un remake de La Nuit des Morts-Vivants, l’image virant carrément au noir et blanc, même si les zombies qui l’attaquent évoquent plus ceux du clip Thriller de Michael Jackson que les cadavres ambulants de George Romero. Dernière victime, Sarah (Deborah Foreman) tombe entre les griffes du Marquis de Sade (J. Kenneth Campbell). La cavalerie intervient finalement, dirigée par un Patrick McNee  jovial, et vient contrecarrer les plans maléfiques du directeur de ce musée vivant, interprété par le délicieusement sinistre David Warner. 

Tout s’achève donc par une bataille mettant en scène tous les monstres pré-cités en compagnie de quelques autres, notamment un monstre de Frankenstein, un Fantôme de l’Opéra, un homme invisible et un extra-terrestre. Incapable de créer une atmosphère d’épouvante gothique digne de ce nom, Hickox compense en sacrifiant au gore, ses créatures s’avérant bien plus sanglantes que leurs classiques modèles. Le loup-garou déchire en deux ses victimes humaines, les vampires rongent la jambe d’un infortuné humain jusqu’à l’os, la momie écrase sous son pied la tête d’un importun, le tout avec force gerbes de sang… Le film vaut donc principalement pour son indiscutable potentiel distractif et pour les effets spéciaux inventifs de Bob Keen, car côté scénario et mise en scène, le spectateur reste quelque peu sur sa faim.

© Gilles Penso
Thema: LOUPS-GAROUSZOMBIES, VAMPIRES, MOMIES, DRACULA