1988 - HOLLYWOOD CHAINSAW HOOKERS

 
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de Fred Olen Ray (USA)
Avec Michelle Bauer, Linnea Quigley, Gunnar Hansen, Jay Richardson, Dawn Wildsmith, Esther Elise, Tricia Burns

En 1988, Fred Olen Ray s’était déjà taillé une belle réputation de spécialiste du cinéma bis avec des productions telles que Scalps, Biohazard ou Evil Spawn. Les connaisseurs ne s’étonnèrent donc pas outre mesure de le voir se lancer dans un slasher érotico-parodique baptisé Hollywood Chainsaw Hookers (autrement dit « les prostituées à la tronçonneuse d’Hollywood »). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le film respecte les promesses tenues par son titre improbable. Le texte qui s’affiche en guise d’introduction donne assez bien le ton : « Les tronçonneuses utilisées dans le film sont réelles et dangereuses ! Elles sont manipulées par des professionnels. L’équipe du film vous recommande de ne pas reproduire ces scènes à la maison. Surtout si vous êtes nu et sur le point d’entamer une partie de jambes en l’air. » 

Bien sûr, le cruel manque de moyens, le semi-amateurisme des comédiens et la mise en scène rudimentaire de ce bon vieux Fred sautent quelque peu aux yeux. Mais l’équation horreur+sexe+comédie fonctionne plutôt bien, et ce dès le prologue, au cours duquel l’affriolante Mercedes (Michelle Bauer) drague un ouvrier  (Jimmy Williams) dans un bar, le conduit dans la chambre de son motel, se déshabille intégralement, puis empoigne une tronçonneuse – non sans avoir préalablement protégé avec une bâche en plastique son poster d’Elvis - et découpe sa victime en morceaux avec une bonne humeur désarmante. Un témoin mystérieux assiste à la scène. Il s’agit d’un homme massif et barbu interprété par Gunnar Hansen, le célèbre Leatherface de Massacre à la Tronçonneuse

Nous faisons alors connaissance avec le détective privé Jack Chandler (Jay Richardson) qui narre toute l’intrigue en voix off comme dans un vieux film noir. Chargé de retrouver Samantha (Linnea Quigley), une jeune fille ayant fugué après que son beau-père ait tenté d’abuser d’elle, il tombe bientôt dans les griffes d’une secte d’adoratrices des tronçonneuses dirigée par un gourou taciturne (Gunnar Hansen bien sûr). Alors que ce dernier explique avec un sérieux papal que sa petite communauté s’efforce de perpétuer un culte en vigueur depuis l’Egypte antique, Chandler rétorque stoïquement : « qu’invoquez-vous ? Black et Decker ? » 

Profiter des charmes généreux des deux légendaires scream queens Michelle Bauer (The Tomb, Electric Blue, Transmutations) et Linnea Quigley (Douce Nuit Sanglante Nuit, Le Retour des Morts-Vivants, Creepozoïd) et de la trogne patibulaire de Leatherface pour une fois délesté de son masque de chair sont des plaisirs simples qu’Hollywood Chainsaw Hookers nous offre sans la moindre prétention. Alors qu’importent les défauts de ce film aux ambitions ouvertement limitées et à la facture sommaire (il fut tourné en moins de six jours avec une toute petite équipe), notamment des longueurs un peu fatigantes au cours de sa cérémonie finale et une bande originale assez inaudible. Le générique de fin nous promet une séquelle nommée « Student Chainsaw Nurses » et sous-titrée « Bad to the bone », mais celle-ci ne verra hélas jamais le jour. 

© Gilles Penso
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TUEURS

  BONUS : Michelle Bauer et sa la tronçonneuse


BONUS : La jaquette VHS anglaise (dans laquelle le mot "chainsaw" a été remplacé par une silhouette de tronçonneuse)